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LES MISÉRABLES JEAN VALJEAN
Entrez dans Jean Valjean par quatre chemins, à travers quelques courts passages choisis pour vous en faire découvrir la langue, les personnages, l’atmosphère et la pensée de Victor Hugo.
Par où souhaitez-vous entrer ?
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« Il y a de l’apocalypse dans la guerre civile, toutes les brumes de l’inconnu se mêlent à ces flamboiements farouches, les révolutions sont sphinx, et quiconque a traversé une barricade croit avoir traversé un songe. »
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Jean Valjean
« — Pourquoi n’avez-vous pas tué l’homme ? demanda Bossuet à Jean Valjean.
Jean Valjean ne répondit pas. »
« — C’est un homme qui fait de la bonté à coups de fusil, dit Combeferre. »
Javert
« Javert n’était pas facile à étonner. Cependant, tout maître qu’il était de lui, il ne put se soustraire à une commotion. Il resta béant et immobile. »
« — Vous êtes libre. »
Gavroche
« Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. […] La barricade tremblait ; lui, il chantait. »
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« Au delà l’opacité était massive ; y pénétrer paraissait horrible, et l’entrée y semblait un engloutissement. […]
Il entra résolûment dans cette obscurité.
[…]
Après le tourbillon fulgurant du combat, la caverne des miasmes et des pièges ; après le chaos, le cloaque. Jean Valjean était tombé d’un cercle de l’enfer dans l’autre. »
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« Le livre que le lecteur a sous les yeux en ce moment, c’est, d’un bout à l’autre, dans son ensemble et dans ses détails, […] la marche du mal au bien, de l’injuste au juste, du faux au vrai, de la nuit au jour, de l’appétit à la conscience, de la pourriture à la vie, de la bestialité au devoir, de l’enfer au ciel, du néant à Dieu.
Point de départ : la matière, point d’arrivée : l’âme. L’hydre au commencement, l’ange à la fin. »