La fabrication du Contenu Léopoldine
Il se pourrait que l’on s’imaginât qu’un Contenu Léopoldine se compose de bien peu de chose.
La vérité, comme il advient souvent, est ailleurs.
Retourner à l’œuvre
Lorsque vient l’heure de composer un Contenu Léopoldine, nous retournons d’abord à l’œuvre même.
Nous la reprenons, chapitre après chapitre. Certes, nous ne la relisons pas tout entière, ce qui serait labeur sans fin, mais nous y revenons suffisamment pour nous en remembrer la substance.
Là commence le véritable travail.
Trouver l’idée
Une idée doit venir.
Elle peut surgir d’un personnage, d’un passage, d’un détail ou de quelque chose que l’œuvre a laissé derrière elle.
Lorsque cette intuition se laisse prendre, il est du devoir de la suivre.
Passer à l’écriture
Vient enfin l’écriture.
Elle peut prendre la forme d’une missive, d’un témoignage, d’une chanson, d’un souvenir… Peu importe sa forme, elle ne doit en aucune façon venir trahir l’œuvre dont elle procède.
Chaque création doit pouvoir se tenir auprès du texte qui l’a inspirée sans en dénaturer l’esprit.
Donner un corps à la création
Puis, ce qui fut écrit réclame un corps.
Il faut chercher une gravure ancienne, ou bien concevoir une illustration qui puisse se tenir auprès du texte sans déchoir.
Texte et image commencent alors à former un même ensemble.
Et l’ouvrage, pour sûr, n’est guère encore achevé !
Trouver la musique
Il demeure la musique.
Une musique d’atmosphère, composée pour envelopper le lecteur de la même humeur que celle de la création.
Et lorsque le sujet s’y prête, une voix vient à son tour se mêler à l’ensemble, afin de donner l’illusion d’exister quelques instants.
Réunir l’ensemble
Ainsi se bâtit un Contenu Léopoldine.
Point en une heure.
Point par fantaisie légère.
Par ces longues heures, assurément, de recherche, d’écriture, de reprise, d’écoute et de composition, jusqu’à ce que l’ensemble paraisse enfin digne de l’œuvre.