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LE FANTÔME DE L’OPÉRA
Entrez dans Le Fantôme de l’Opéra par quatre chemins, à travers quelques courts passages choisis pour vous en faire découvrir la langue, les personnages, l’atmosphère et le mystère.
Par où souhaitez-vous entrer ?
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« Ce que j’entendais n’avait plus rien à faire avec ce qui m’avait charmée jusqu’à ce jour. Son Don Juan triomphant […] ne me parut d’abord qu’un long, affreux et magnifique sanglot où le pauvre Erik avait mis toute sa misère maudite. »
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Erik
« Il est d’une prodigieuse maigreur et son habit noir flotte sur une charpente squelettique. Ses yeux sont si profonds qu’on ne distingue pas bien les prunelles immobiles. On ne voit, en somme, que deux grands trous noirs comme aux crânes des morts. »
Christine Daaé
« Jamais la beauté des sons ne m’avait possédée à ce point et un jour la Voix me dit : “Va, maintenant, Christine Daaé, tu peux apporter aux hommes un peu de la musique du ciel !” »
Raoul de Chagny
« Il était uniquement préoccupé du désir de voir celle dont la voix magique lui avait arraché le cœur. Oui, il sentait bien que son pauvre cœur tout neuf ne lui appartenait plus. »
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« À ce moment, ils étaient presque seuls dans l’immense vaisseau ténébreux et un grand silence les entourait. C’était l’heure tranquille où les machinistes vont boire.
L’équipe avait momentanément vidé le plateau, laissant un décor moitié planté ; quelques rais de lumière (une lumière blafarde, sinistre, qui semblait volée à un astre moribond) s’étaient insinués par on ne sait quelle ouverture, jusqu’à une vieille tour qui dressait ses créneaux en carton sur la scène ; les choses, dans cette nuit factice, ou plutôt dans ce jour menteur, prenaient d’étranges formes. »
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« — C’est dangereux, mon ami, car la glace pourrait encore m’emporter et, au lieu de fuir, je serais obligée d’aller au bout du passage secret qui conduit aux rives du lac et là d’appeler Erik.
— Il vous entendrait ?
— Partout où j’appellerai Erik, partout Erik m’entendra… C’est lui qui me l’a dit, c’est un très curieux génie. Il ne faut pas croire, Raoul, que c’est simplement un homme qui s’est amusé à habiter sous la terre. Il fait des choses qu’aucun autre homme ne pourrait faire ; il sait des choses que le monde vivant ignore. »