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LES MISÉRABLES FANTINE
Entrez dans Fantine par quatre chemins, à travers quelques courts passages choisis pour vous en faire découvrir la langue, les personnages, l’atmosphère et la pensée de Victor Hugo.
Par où souhaitez-vous entrer ?
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« Fantine depuis la veille avait vieilli de dix ans. »
[…]
« Le pauvre ne peut aller au fond de sa chambre comme au fond de sa destinée qu’en se courbant de plus en plus. Elle n’avait plus de lit, il lui restait une loque qu’elle appelait sa couverture, un matelas à terre et une chaise dépaillée. Un petit rosier qu’elle avait s’était desséché dans un coin, oublié. »
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Jean Valjean
« C’était d’ailleurs un profil ferme, énergique et triste. Cette physionomie était étrangement composée ; elle commençait par paraître humble et finissait par sembler sévère. L’œil luisait sous les sourcils comme un feu sous une broussaille. »
Monseigneur Bienvenu
« L’évêque resta un moment silencieux, puis leva son œil sérieux, et dit à madame Magloire avec douceur :
— Et d’abord, cette argenterie était-elle à nous ?
[…]
— Madame Magloire, je détenais à tort et depuis longtemps cette argenterie. Elle était aux pauvres. Qu’était-ce que cet homme ? Un pauvre évidemment. »
Fantine
« C’était Fantine. Difficile à reconnaître. Pourtant, à l’examiner attentivement, elle avait toujours sa beauté. Un pli triste, qui ressemblait à un commencement d’ironie, ridait sa joue droite. »
[…]
« Fantine était restée seule. »
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« La nuit continuait de tomber. Le vent froid des Alpes soufflait. »
[…]
« Quand il eut, non sans peine, repassé la barrière et qu’il se retrouva dans la rue, seul, sans gîte, sans toit, sans abri, chassé même de ce lit de paille et de cette niche misérable, il se laissa tomber plutôt qu’il ne s’assit sur une pierre, et il paraît qu’un passant qui traversait l’entendit s’écrier :
— Je ne suis pas même un chien ! »
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« Il disait encore : — A ceux qui ignorent, enseignez-leur le plus de choses que vous pourrez ; la société est coupable de ne pas donner l’instruction gratis ; elle répond de la nuit qu’elle produit. Cette âme est pleine d’ombre, le péché s’y commet. Le coupable n’est pas celui qui fait le péché, mais celui qui fait l’ombre. »