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LES MISÉRABLES COSETTE
Entrez dans Cosette par quatre chemins, à travers quelques courts passages choisis pour vous en faire découvrir la langue, les personnages, l’atmosphère et la pensée de Victor Hugo.
Par où souhaitez-vous entrer ?
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« L’orage du combat est encore dans cette cour ; l’horreur y est visible ; le bouleversement de la mêlée s’y est pétrifié ; cela vit, cela meurt ; c’était hier. Les murs agonisent, les pierres tombent, les brèches crient ; les trous sont des plaies ; les arbres penchés et frissonnants semblent faire effort pour s’enfuir. »
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Cosette
« Cosette avait tant souffert qu’elle craignait tout, même de parler, même de respirer. Une parole avait si souvent fait crouler sur elle une avalanche ! »
Jean Valjean
« Il arrivait quelquefois que Jean Valjean lui prenait sa petite main rouge et crevassée d’engelures et la baisait. La pauvre enfant, accoutumée à être battue, ne savait ce que cela voulait dire, et s’en allait toute honteuse. »
Javert
« Il y a dans ce monde deux êtres qui tressaillent profondément : la mère qui retrouve son enfant, et le tigre qui retrouve sa proie. Javert eut ce tressaillement profond. »
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« Cosette baissa la tête, et alla prendre un seau vide qui était au coin de la cheminée.
Ce seau était plus grand qu’elle, et l’enfant aurait pu s’asseoir dedans et y tenir à l’aise.
[…]
Puis elle resta immobile, le seau à la main, la porte ouverte devant elle. Elle semblait attendre qu’on vînt à son secours.
— Va donc ! cria la Thénardier.
Cosette sortit. La porte se referma. »
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« Il aima, et il redevint fort. Hélas ! il n’était guère moins chancelant que Cosette. Il la protégea et elle l’affermit. Grâce à lui, elle put marcher dans la vie ; grâce à elle, il put continuer dans la vertu. Il fut le soutien de cet enfant et cet enfant fut son point d’appui. Ô mystère insondable et divin des équilibres de la destinée ! »